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Il était une fois... : VELOSOLEX SOUS MOTOBECANE 1975 >> 1976
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1975
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En 1975, Renault lance sa ligne de cyclomoteurs (des Solex Ténor rebadgés Renault 2000-2 !) :
- Les autocollants de cadre "Renault" sont fabriqués : 
- Un Renault 2000-2 dans une exposition : 
La diffusion sera extrêmement restreinte...
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Une
importante restructuration de VéloSolex
débute dès le mois de mai 1975 :
-
L'usine de Tours est fermée (80
licenciements).
-
A Courbevoie, l'usine-mère va être
sacrifiée elle aussi : un
cadre de Motobécane est nommé à
Mâcon pour diriger le transfert des
moyens de production et la fermeture de
la SINFAC. 120 personnes sont
licenciées dans les bureaux (services
commerciaux, étude, ...). Grèves,
occupation de l'usine : rien n'y fera.
La fermeture de Courbevoie aura lieu.

-
Seule l'usine de Mâcon (SEMI) est
conservée.

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En
mai toujours (à priori), avec
l'accord de Renault, le groupe Solex met
Vélosolex en location gérance pour 2
ans chez Motobécane.
Deux
ans,
donc jusqu'en mai 1977... (Nous aurons
l'occasion d'en reparler)
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Les
concessionnaires exclusifs et les revendeurs
VéloSolex n'existent plus. C'est un coup très
dur : certains ne s'en remettront pas, d'autres
vont rebondir mais garderont une blessure très
vive... Eh oui, les VeloSolex seront
dorénavant vendu dans le réseau Motobécane !
Les
commerces proposant le VéloSolex apposeront
l'autocollant ci-dessous sur leur vitrine (hypothèse car il posséde le nouveau graphisme de 1973 mais pas les couleurs, et il ne porte pas le logo motobécane):

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Par
rapport à 1974, les livraisons sont quasiment
divisées par 2 sur les 6 premiers mois de
l'année (source
: officiel du cycle)
:

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En
juillet 1975, le magazine "Le Point" publie
un article très révélateur sur le devenir de VéloSolex.
Morceaux
choisis :

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| Pendant
les congés d'été, les presses
(et les matériels de soudure qui vont
avec) de l'unité C de Courbevoie sont
transférées à Mâcon. L'unité B est
vendue. Le matériel de fabrication des
moteurs de l'unité A est envoyé à
Saint-Quentin. Cette dernière unité
sera tout de même conservée jusqu'en automne 1976,
avec un personnel très réduit. |
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Le
28 octobre, la Direction de la SEMI annonce
une nouvelle réduction horaire à 32h
par semaine,
avec en plus une semaine chômée par
mois, pour les mois de novembre et
décembre. Ceci équivaut en moyenne à
24h de travail hebdomadaire... Les
employés seront indemnisés selon les
accords gouvernementaux de l'époque (en
gros : 50% de la perte de salaire subie)
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Au
Salon de septembre 1975 (porte de Versailles),
VeloSolex propose encore le 3800, le 5000, le Pli-Solex,
le 6000, les Ténors.
La
publicité présentant la gamme VéloSolex 76
montre un 5000 qui n'a dû exister que pour la
photo. Regardez bien le 5000 jaune.
Curieusement, son réservoir est noir (au lieu
de blanc), tout comme le garde-boue moteur et la
béquille (qui depuis 1975 sont couleur cadre) :

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Le
27
novembre, la Direction de la SEMI fait
réunir le Comité d'Etablissement (CE)
:
-
Elle
annonce que Janvier
et février 1976 seront travaillés
comme novembre et décembre, soit 32h
par semaine et une semaine chômée par
mois.
-
Elle souhaite que le CE se prononce pour
que la Direction signe une convention
avec l'Etat, afin de récupérer une
partie ou la totalité des indemnités
qu'elle verse à ses salariés pour
compenser la faible activité
hebdomadaire. En contrepartie, elle
s'engage à ce qu'il n'y ait pas de
licenciements dans les 6 mois à venir.
Il y a, en effet, un sureffectif de
presque 40 personnes si l'usine veut
tourner à 40h par semaine, et les
indemnités payées par la Direction
pour les conditions actuelles de travail
coûtent cher.
-
Elle annonce une réunion, pour la
première quinzaine de décembre, pour
répondre aux inquiétudes de certains
employés sur l'avenir de la SEMI et sur
les relations Renault-Motobécane-SEMI.
Elle n'aura pas lieu à la date prévue
(Aura-t-elle
lieu quand même plus tard ? Je ne sais
pas)
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Au
final, la
production aura été d'environ 80 000
VéloSolex en 1975 ( contre 152 000 en 1974 : 2 fois moins ! ).
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1976
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Janvier
et Février : comme prévu, les horaires sont de
32h hebdomadaires avec 1 semaine chômée par
mois, soit 24h par semaine réellement. |
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Mars
et Avril : les horaires remontent à 32h réels par
semaine. Ils passent à 36h en Mai, et à 40h en
Juin. |
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Courant
Juin, le service méthode est chargé de
répertorier le nombre de m² nécessaires pour
la fabrication des VéloSolex. Est-ce
dans le but de transférer la production à
Saint Quentin ? Certains employés se posent la
question... |
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Juillet
: les horaires sont ramenés à 32h
hebdomadaires pour tous les employés. Une
baisse supplémentaire est appliquée en
Septembre pour tous, sauf la maîtrise (cadres,
chefs d'équipes, contre-maîtres) qui reste à
32h.
Chaque
semaine, 3 ou 4 personnes quittent
définitivement l'usine...
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La
production tombe à 2500 VéloSolex par
mois. A comparer avec les 1100 par
jour deux ans auparavant ! Au final, seulement
41000 cyclomoteurs environ seront fabriquées en 1976...

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Pour
remédier à la perte d'activité, la direction
de Motobécane et celle de Mâcon recherchent
(dès le début de 1976, voir déjà fin 1975) des
travaux de sous-traitance : plus de 150
études de faisabilité seront réalisées par
le Service Méthode de la SEMI.
Les entreprises approchées sont par exemple RENAULT, MOTOBECANE, TESTUT (balances)...
Des travaux ou des pièces, auparavant sous-traités sont réintégrés : fabrication des pots d'échappement par exemple.


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