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1973
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VéloSolex
veut moderniser son image :
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Le logo de la marque est revu et s'affiche, lumineux, au
fronton des magasins :
 
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Les autocollants des magasins
ont des
couleurs plus vives, dans l'air du temps (avec une
dominante orange idem au 5000) :

>Les tarifs sont affichés sur des plaques assorties : >
Autocollant de certains Solex :

>
Dépliants
publicitaires :
 
> Casquette : >
Porte-clés :

>
Pour les courriers, aussi :

Productions:
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Tours : l'usine ne fait plus que de la bicyclette
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Mâcon : l'usine récupère la chaîne de montage de 5000 de
Tours. Les effectifs sont d'environ 200 personnes, voire 250
en juin-juillet grâce au recours à l'interim. La
production est d'environ 1000 machines/jour. Un nouveau
produit va arriver : le 8000 ou Ténor.
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1974
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En mai 1974, une holding est créée entre Vélosolex et
LAURA (constructeur hollandais) : le Ténor reçoit donc un
moteur LAURA.
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Mi 1974, en conférence de
presse, Vélosolex est présenté comme en
plein développement à Mâcon. L'usine ouverte en juin
1969 et qui, à l'origine, n'était qu'un dépôt de pièces
détachées, assure à présent la totalité de la
distribution. Jusqu'à 300 personnes y travaillent en pointe
en juin-juillet (recours à l'intérim), pour une production
d'environ 1100 Solex /jour. Cela nécessite, en
moyenne, l'arrivée quotidienne de 40 tonnes de
pièces ou de métal. Sur les 12000 m² construits, les
magasins en occupent 3800 au sol, avec un quasi doublement
par la construction de mezzanines.
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Le
hall d'expédition :
Sur
2 étages, des milliers de VéloSolex peuvent y être
stockés. Sur cette photo, on aperçoit :
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en bas, des 3800 destinés à l'export (notez la présence
d'un petit support de plaque sur le garde-boue arrière)
et des 5000.
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en haut à gauche, des Ténors. |
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La
zone de chargement dans les camions :
Au
premier plan, des VéloSolex export (Allemagne
probablement, vu le feu arrière et le petit support
de plaque). On voit bien la protection en toile de
jute utilisée pour protéger les moteurs lors du
transport. Ils seront disposés sur 2 étages dans
le camion.- au second plan, des 5000 sont en
attente.
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Les
camions en cours de chargement. |
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Dans
les journaux comme dans la presse spécialisée,
VéloSolex a le vent en poupe. L'agrandissement de
la SEMI est clairement envisagé, avec
regroupement de tous les services de Courbevoie. Des
problèmes de recrutement (au cours des années 1975-1976,
VéloSolex pense en effet embaucher 100 à 150 personnes par an),
mais aussi de logement pour la main d'oeuvre se posent : élus
locaux et industriel semblent mobilisés pour y trouver une
solution.
La
gamme de deux roues proposée en France est importante :
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des bicyclettes
-
le basique 3800 noir
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le 5000, en quatre couleurs (blanc névé, jaune
palma, bleu atoll, orange)
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le 5000 pliable (PliSolex), enfin réellement
commercialisé. Il avait été annoncé en 1973....
(il
existe une ambiguité sur l'année)
-
le 6000, en 2 versions (avec ou sans suspension
avant)
-
le Ténor, en 4 versions

Et VéloSolex exporte aussi ! Mais ce n'est pas toujours
simple, comme le montre l'exemple ci-après :
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Aux USA, le VéloSolex, comme tous les cyclomoteurs d'ailleurs, est confronté à une réglementation
identique à celle des motocycles de moins de 5
chevaux. Autrement dit, ses équipements en matière
de freinage et d'éclairage (entres autres) doivent
être les mêmes que ceux de machines bien plus
puissantes ! Or, à ses débuts sur le Continent américain,
ce n'était pas vraiment le cas....
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Alors,
VéloSolex s'associe aux 2 autres grands
constructeurs nationaux que sont Peugeot et Motobécane,
pour tenter de faire modifier la réglementation fédérale.
L'administration américaine se montre ouverte au
dialogue avec les constructeurs et leurs avocats,
qui demandent la création d'une nouvelle catégorie
de motocycles, plus proches de la bicyclette que de
tout autre engin à moteur.
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La
presse spécialisée est enthousiaste et pronostique
un avenir serein pour les constructeurs français,
dont VéloSolex.
(extraits
de l'officiel du cycle et du motocycle) |

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Pour en savoir plus sur les VéloSolex vendus en Amérique, visiter le blog de Brian est incontournable !
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Les
livraisons se maintiennent à un niveau comparable
à celui de 1973, avec même un léger mieux :

Pourtant,
dans les usines de Courbevoie, Mâcon et Tours, on
assiste à une réduction des horaires en novembre
1974 : 40h par semaine au lieu de 42,75h. A Mâcon,
les intérimaires ne sont pas repris.
Entre
les fêtes de Noël et le 1er de l'an, une semaine
de congés forcés est imposée aux employés pour
cause de manque de travail (la semaine est prise en
avance sur les congés de 1975...)
Vélosolex
entre dans la tourmente...
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A
cette même époque, la Régie RENAULT cherche à se
diversifier dans le domaine du loisir : deux roues,
matériel de jardin, plaisance.
En
décembre 1974, RENAULT conclut 3 accords successifs
avec MICMO-GITANE, VéloSolex, puis MOTOBECANE (voir
les 3 extraits de l'officiel du cycle et du
motocycle ci-dessous)



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Beaucoup de changements vont survenir chez VéloSolex en 1975, suite à
la reprise par Renault Moteur Développement et Motobécane.
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BONNE
ANNEE 1975 avec VéloSolex !
(Pas
si sûr...) |

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