Il était une fois... : DE VELOSOLEX A RENAULT - MOTOBECANE

1968

Suite à une baisse de production, l'horaire hebdomadaire descend, pour la première fois, à 45h. C'est exceptionnel, car depuis la création de VéloSolex, l'horaire moyen était de 50h/semaine.  

1969

En Juin 1969 ouvre l'usine Vélosolex de Mâcon : 13 000 m² de surface couverte, sur un terrain de 35 000 m².  Prévue à l'origine pour être un magasin de pièces détachées (distribution France et étranger), un atelier de fabrication s'y ouvre bientôt pour le montage du Solex Flash.

1970

A Arras, l'usine est définitivement fermée. A Courbevoie, les départs en retraite anticipée sont favorisés (les effectifs fondent d'environ 18% et les embauches bloquées). Dans toutes les usines, les horaires hebdomadaires sont réduits (42h au lieu de 45h à Courbevoie, 36 h au lieu de 43h à Mâcon, ...).

1971

- Mâcon : montage des Flash, des 3800 et des 5000. La production est d'environ 800 machines/jour. L'horaire remonte à 44h. 150 personnes travaillent à l'usine. 

- Courbevoie : fabrication de moteurs, presses, soudures. Un atelier de roues libres est ouvert, entraînant l'embauche de 60 personnes (1/2 en définitif ; 1/2 en intérim). Les départs en retraite ne sont toujours pas remplacés.

- Saint-Pierre-des-Corps près de Tours : fabrication de 5000 et de bicyclettes. 

1972

 

1973

VéloSolex veut moderniser son image :

> Le logo de la marque est revu et s'affiche, lumineux, au fronton des magasins :

 

> Les autocollants des magasins ont des couleurs plus vives, dans l'air du temps (avec une dominante orange idem au  5000) :

 

>Les tarifs sont affichés sur des plaques assorties :                                                                            > Autocollant de certains Solex :

                                                                               

> Dépliants publicitaires :

 

> Casquette :                                                                                                                                                       > Porte-clés :

                                       

> Pour les courriers, aussi :

enveloppe logo vélosolex

 

Productions:

- Tours : l'usine ne fait plus que de la bicyclette

- Mâcon : l'usine récupère la chaîne de montage de 5000 de Tours. Les effectifs sont d'environ 200 personnes, voire 250 en juin-juillet grâce au recours à l'interim. La production est d'environ 1000 machines/jour. Un nouveau produit va arriver : le 8000 ou Ténor.

1974

- En mai 1974, une holding est créée entre Vélosolex et LAURA (constructeur hollandais) : le Ténor reçoit donc un moteur LAURA.

- Mi 1974,  en conférence de presse, Vélosolex est présenté comme en plein développement à Mâcon. L'usine ouverte en juin 1969 et qui, à l'origine, n'était qu'un dépôt de pièces détachées, assure à présent la totalité de la distribution. Jusqu'à 300 personnes y travaillent en pointe en juin-juillet (recours à l'intérim), pour une production d'environ 1100 Solex /jour. Cela nécessite, en moyenne,  l'arrivée quotidienne de 40 tonnes de pièces ou de métal. Sur les 12000 m² construits, les magasins en occupent 3800 au sol, avec un quasi doublement par la construction de mezzanines. 

 

Le hall d'expédition :

 Sur 2 étages, des milliers de VéloSolex peuvent y être stockés.  Sur cette photo, on aperçoit :

- en bas, des 3800 destinés à l'export (notez la présence d'un petit support de plaque sur le garde-boue arrière) et des 5000. 

- en haut à gauche, des Ténors.

La zone de chargement dans les camions :

Au premier plan, des VéloSolex export (Allemagne probablement, vu le feu arrière et le petit support de plaque). On voit bien la protection en toile de jute utilisée pour protéger les moteurs lors du transport. Ils seront disposés sur 2 étages dans le camion.- au second plan, des 5000 sont en attente.

Les camions en cours de chargement

Dans les journaux comme dans la presse spécialisée, VéloSolex a le vent en poupe. L'agrandissement de la SEMI est clairement envisagé, avec regroupement de tous les services de Courbevoie. Des problèmes de recrutement (au cours des années 1975-1976, VéloSolex pense en effet embaucher 100 à 150 personnes par an), mais aussi de logement pour la main d'oeuvre se posent : élus locaux et industriel semblent mobilisés pour y trouver une solution. 

 

La gamme de deux roues proposée en France est importante :

- des bicyclettes

- le basique 3800 noir

- le 5000, en quatre couleurs (blanc névé, jaune palma, bleu atoll, orange)

- le 5000 pliable (PliSolex), enfin réellement commercialisé. Il avait été annoncé en 1973.... (il existe une ambiguité sur l'année)

- le 6000, en 2 versions (avec ou sans suspension avant)

- le Ténor, en 4 versions

 

Et VéloSolex exporte aussi ! Mais ce n'est pas toujours simple, comme le montre l'exemple ci-après :

Aux USA, le VéloSolex, comme tous les cyclomoteurs d'ailleurs, est confronté à une réglementation identique à celle des motocycles de moins de 5 chevaux. Autrement dit, ses équipements en matière de freinage et d'éclairage (entres autres) doivent être les mêmes que ceux de machines bien plus puissantes ! Or, à ses débuts sur le Continent américain, ce n'était pas vraiment le cas....

Alors, VéloSolex s'associe aux 2 autres grands constructeurs nationaux que sont Peugeot et Motobécane, pour tenter de faire modifier la réglementation fédérale. L'administration américaine se montre ouverte au dialogue avec les constructeurs et leurs avocats, qui demandent la création d'une nouvelle catégorie de motocycles, plus proches de la bicyclette que de tout autre engin à moteur.

La presse spécialisée est enthousiaste et pronostique un avenir serein pour les constructeurs français, dont VéloSolex.

(extraits de l'officiel du cycle et du motocycle)

 

Pour en savoir plus sur les VéloSolex vendus en Amérique, visiter le blog de Brian est incontournable !

Les livraisons se maintiennent à un niveau comparable à celui de 1973, avec même un léger mieux :

Pourtant, dans les usines de Courbevoie, Mâcon et Tours, on assiste à une réduction des horaires en novembre 1974 : 40h par semaine au lieu de 42,75h. A Mâcon, les intérimaires ne sont pas repris.

Entre les fêtes de Noël et le 1er de l'an, une semaine de congés forcés est imposée aux employés pour cause de manque de travail (la semaine est prise en avance sur les congés de 1975...)

Vélosolex entre dans la tourmente...

 

A cette même époque, la Régie RENAULT cherche à se diversifier dans le domaine du loisir : deux roues, matériel de jardin, plaisance.

En décembre 1974, RENAULT conclut 3 accords successifs avec MICMO-GITANE, VéloSolex, puis MOTOBECANE (voir les 3 extraits de l'officiel du cycle et du motocycle ci-dessous)

Beaucoup de changements vont survenir chez VéloSolex en 1975, suite à la reprise par Renault Moteur Développement et Motobécane.

 

BONNE ANNEE 1975 avec VéloSolex !

(Pas si sûr...)